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Windows Server 2016 : l’heure des comptes

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Alors que Windows Server 2016 introduit un nouveau modèle de licencing, la question du financement est toujours au cœur des projets d’innovation. De nouvelles solutions existent pour mettre à jour son IT sans remettre à zéro sa trésorerie.

Windows Server 2016 : l'heure des comptes

Les innovations technologiques ont beau être attrayantes et les bénéfices métiers démontrés, la migration vers un nouvel environnement comme Windows Server 2016 doit encore passer la barrière du financement. Car année après année, les budgets IT stagnent – dans le meilleur de cas. Une nouvelle fois cette année, les dépenses informatiques des entreprises de la zone Europe de l’ouest n’auront augmenté que de 0,2 % selon Gartner. Une augmentation bien mince pour intégrer de nouvelles technologies comme la convergence, la conteneurisation, les microservices ou encore le software-defined. 2017 pourrait faire naître une lueur d’espoir chez les DSI avec une augmentation globale des investissements de 1,6 % et plus particulièrement de 1 % dans les systèmes dédiés au datacenter. Ce sont donc 42,7 milliards de dollars qui devraient être consacrés aux centres de données de la région. Reste à savoir comment utiliser cette somme le plus efficacement possible.

TCO : le maître étalon

L’arrivée d’un nouveau Windows Server est toujours l’occasion de s’interroger sur le renouvellement de son infrastructure. Dans une perspective financière, la notion fondamentale à mesurer est celle du TCO (Total Cost of Ownership, ou Coût total de possession). Le premier élément que l’on a tendance à regarder est évidemment le prix de la nouvelle licence. Sur ce terrain, Microsoft a opéré quelques changements puisque le calcul se fait désormais sur le nombre de cœurs de processeur et non plus au processeur, avec une licence de base qui couvre au minimum 16 cœurs, soit 2 processeurs avec 8 cœurs physiques chacun. Mais pour profiter pleinement des nouvelles fonctionnalités et offrir aux utilisateurs une plus grande qualité de service, la mise-à-jour logicielle s’accompagne souvent d’un upgrade matériel avec le déploiement de nouveaux serveurs. Au TCO s’ajoute donc le prix d’acquisition, de l’installation et de la maintenance sur toute la durée de vie de la machine, mais aussi le coût de la mise au rebut de l’ancien parc.

“Sur six ans, un seul serveur acheté coûte près de 98 000 $
quand deux serveurs loués successivement coûtent environ 67 000 $.”

Les DSI disposent aujourd’hui de différentes options pour absorber ces coûts. La majorité d’entre eux restent encore dans un modèle Capex traditionnel et achètent leur propre infrastructure. Une stratégie qui présente différents inconvénients. Tout d’abord, elle implique de puiser les fonds dans la trésorerie. Le projet est donc lancé lorsque les fonds sont disponibles et non lorsque le besoin s’en fait réellement sentir. Pour pallier ce premier problème, certaines organisations font appel à des services de crédit-bail. Pendant 36 ou 48 mois, l’entreprise verse à son fournisseur une somme mensuelle, puis bénéficie au terme de cette période d’une option d’achat pour devenir propriétaire de sa machine. La facturation est donc plus souple et permet de ne pas vider les caisses d’une traite, mais elle ne résout pas un second problème majeur ; acquisition oblige, les entreprises tentent de rentabiliser leur plateforme en la conservant le plus longtemps possible. Un mauvais calcul.

Louer et économiser

Encore une fois, tout est une question de TCO. Le cabinet IDC a analysé le coût d’un serveur x86 acheté et conservé par une entreprise sur une période de 6 ans. Si le prix de la maintenance annuelle reste stable sur les 3 premières années, il explose littéralement sur les suivantes avec une augmentation de 264 % sur les années 6 et 7. Globalement, ce serveur va donc coûter à l’entreprise un total de 97 815 dollars sur six ans (achat, déploiement, maintenance, retrait). Ce à quoi il faut encore ajouter l’impact business des interruptions de service non planifiées, d’une consommation énergétique importante et des applications métier qui tournent au ralenti en raison de performances insuffisantes, qui peuvent faire grimper l’addition de plusieurs dizaines de milliers de dollars.

C’est ici qu’intervient une troisième voie, de plus en plus sollicitée par les DSI, celle de la location. Ici, l’entreprise n’est pas propriétaire de son serveur, mais le loue sur une période de 2, 3 ou 4 ans, avant de le restituer pour repartir sur une infrastructure plus moderne. Les coûts sont ainsi parfaitement lissés et passent dans les frais d’exploitation (Opex) et les utilisateurs bénéficient constamment d’un service informatique performant. Cerise sur le gâteau, le TCO de cette approche est inférieur de 32 % à celle de l’acquisition. IDC estime en effet à 66 518 dollars le coût de la location d’un serveur sur trois ans, puis d’une seconde machine plus récente sur une nouvelle période de 3 ans. Selon l’offre de financement choisie, différents services additionnelles (paiement sur mesure, retrait sécurisé, support international…) peuvent également faciliter le travail des équipes IT. Alors que le budget peut être un frein au développement, le financement devient lui un facilitateur d’innovation.

 

Patrice Grousset

Patrice Grousset

Patrice Grousset est responsable marketing pour Dell EMC Financial Services. Il est en charge de la France et de la zone Europe du Sud. Avec plus de 15 ans d'expérience dans des fonctions commerciales et marketing en lien avec le financement des professionnels, il dispose d'une expertise reconnue dans la mise en place de solutions flexibles pour les partenaires et clients finaux de l'entreprise.

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