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Santé : les 4 vérités du docteur flash

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Alors que les soins prodigués aux patients reposent de plus en plus sur le numérique, l’accès rapide à la donnée devient un enjeu de santé publique dans les hôpitaux.

Santé : les 4 vérités du docteur flash

Le big data est en bonne santé. Alors que tous les segments de l’industrie investissent dans les technologies de stockage et d’analyse, l’intérêt est particulièrement important dans le monde médical. Selon les prévisions d’IDC, la santé sera le secteur où les budgets IT augmenteront le plus jusqu’en 2020, avec un taux de croissance annuelle de 5,7 %.

Mais pour être en mesure d’exploiter pleinement ses données, l’entreprise – ou l’hôpital – doit pouvoir s’appuyer sur une infrastructure particulièrement solide. Dans ce cadre, le stockage flash peut jouer un rôle crucial dans la rapidité avec laquelle les informations sont manipulées. Démonstration en quatre actes avec l’exemple de l’hôpital Humber River de Toronto.

1. Des traitements accélérés

L’établissement canadien a massivement investi dans la performance de ses applications cliniques. L’équipement en place retardait l’accès du personnel soignant aux dossiers patients et aux données de l’établissement. Les équipes IT ont donc modernisé l’infrastructure serveurs et remplacé pas moins de 220 disques durs par 48 SSDs. L’opération a permis de multiplier par deux les performances des outils professionnels et notamment des systèmes EHR (Electronic health record, ou dossier médical électronique).

2. Des analyses poussées

Toutes les organisations n’ont pas cette chance. « En Europe, les professionnels de santé sont conscients de la valeur de leurs données mais ils ne disposent pas des architectures et des capacités d’analyse nécessaires pour en tirer véritablement partie », explique IDC. Pour Kevin Fernandes, Directeur technique au Humber River, le stockage flash est indispensable pour les organisations qui souhaitent mettre en place des systèmes d’analyse. Son établissement obtient aujourd’hui des temps de réponses qui se calculent en millisecondes et permettent de prendre plus rapidement les bonnes décisions pour les patients.

“L’hôpital de Toronto a réduit à 45 minutes des opérations de sauvegarde qui auparavant pouvaient réclamer jusqu’à six heures.”

3. Des opérations simplifiées

La revue scientifique américaine PLOS Biology estime qu’en 2025, la génomique devrait générer à elle seule autant de données que l’astronomie, YouTube et Twitter. Pour l’analyste Forrester, les DSI sont au centre de cette transformation mais peinent à en faire sortir de nouveaux bénéfices métier. En cause, le temps passé à gérer l’existant qui ne laisse que peu d’espace à l’innovation. La migration vers une infrastructure de stockage plus moderne peut être une solution. L’hôpital de Toronto a par exemple réduit à 45 minutes des opérations de sauvegarde qui auparavant pouvaient réclamer jusqu’à six heures, pendant lesquelles les équipes devaient s’assurer que le processus se déroulait sans incident. Cette évolution permet de consacrer davantage de temps à de nouveaux projets.

4. Des diagnostics économiques

Freiné il y a quelques années par des tarifs importants, le flash a connu une baisse de prix continue qui en fait aujourd’hui une option viable pour n’importe quelle entreprise. D’après Gartner, le marché du SSD devrait dès cette année dépasser en valeur celui du HDD, avec des revenus estimés à près de 11,5 milliards de dollars pour le premier contre 11 milliards pour le second. Pour les utilisateurs, la chute du prix du flash couplé à ses performances offre une source non négligeable d’économies. Au Humber River, les solutions logicielles Meditech reposent désormais sur moins de la moitié d’un rack, alors qu’il fallait auparavant 4 racks de disques. Une réduction qui a automatiquement entraîné une diminution des coûts énergétique et de refroidissement de 50 %.

 

Mark Samuels

Mark Samuels

Mark Samuels est un journaliste d'affaires spécialisé dans les questions liées au leadership informatique. Anciennement rédacteur à CIO Connect et éditeur à Computing, il a travaillé pour de diverses organisations, y compris pour Economist Intelligence Unit, Guardian Government Computing et Times Higher Education. Mark est aussi un contributeur à CloudPro, ZDNetUK, TechRepublic, ITPro, Computer Weekly, CBR, Financial Director, Accountancy Age, Educause, Inform et CIONET. Mark possède une vaste expérience dans l'écriture des articles portant sur la façon de l'utilisation et d'adoption de la technologie dans les affaires par les responsables informatiques.

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