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Un réseau bientôt 100 % automatisé ?

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Le réseau fait sa mue. Selon les résultats d’une enquête IDC, l’automatisation n’est que la première pierre d’une transformation beaucoup plus importante. La route vers le Software-Defined Datacenter est désormais clairement tracée.

Un réseau bientôt 100 % automatisé ?

L’automatisation est une notion très en vogue dans le monde de l’IT. Commençons par quelques éclaircissements. L’automatisation logicielle ne consiste pas à utiliser des logiciels dits « automatiques ». L’automatisation décrit l’intégration de composants automatiques au sein de systèmes logiciels plus larges, d’applications ou même d’agents plus légers, qui peuvent être programmés pour générer des actions automatiques précises selon un contexte précis.
Selon une étude publiée en fin d’année dernière par IDC (« Networks That Deliver Change: Key Trends and Transformation Insight for Future Proofing Your Network », Novembre 2015), cette automatisation est en train de gagner peu à peu un domaine jusqu’ici réputé complexe et fermé : le réseau.

Alerter d’abord, intervenir ensuite

Actuellement, 34 % des entreprises disent utiliser principalement des outils dédiés pour la gestion de leur réseau, plutôt que des solutions fournies par défaut par les constructeurs. « Dès lors que les entreprises constateront les bénéfices de ces outils spécialisés, elles se focaliseront ensuite sur les solutions d’administration globale pour l’ensemble de leur infrastructure, pour aboutir in fine à l’automatisation de l’ensemble », note l’analyste. Elles sont déjà plus de 50 % à compter autant de processus automatisés que d’interventions manuelles dans le réseau de leur datacenter. Mais pour quel type de service ?

La gestion automatisée du réseau constituera bientôt un élément fondamental du datacenter moderne. Une fois que la surveillance et le reporting de base auront passé le cap, l’étape suivante consistera à laisser le logiciel corriger directement le problème qu’il aura identifié. Si les difficultés matérielles réclameront toujours une expertise humaine, certaines tâches comme rééquilibrer les flux pour éviter les goulets d’étranglement par exemple, peuvent être confiées à une intelligence logicielle.

“Un décalage profond risque de s’instaurer entre une infrastructure IT virtualisée et dynamique d’un côté et un réseau figé de l’autre.”

5 évolutions, 3 conditions

Dans cette nouvelle ère « software-defined » du datacenter, l’automatisation s’inscrit au côté de 4 autres tendances. Ensemble, elles forment les 5 facteurs clés d’un changement profond que vivent les réseaux :

  1. Automatisation
  2. Réseau orienté logiciel (SDN)
  3. Virtualisation des fonctions réseau (NFV)
  4. Standards réseau ouverts
  5. Gestion de bout en bout de l’infrastructure

Pour IDC, l’adoption et le développement de chacun de ces évolutions pourrait connaitre une forte accélération, une fois certaines conditions remplies :

  • Prendre conscience des bénéfices. Des nombreuses entreprises sondées par IDC citent les difficultés à réaliser les opérations quotidiennes comme un frein à l’innovation. Ce sont pourtant ces mêmes innovations qui permettront d’automatiser un grand nombre de tâches et de gagner du temps.
  • Prouver la valeur métier. Seules 18 % des entreprises sont des bâtisseuses d’avenir. Les autres ont plutôt tendance à suivre, quitte à assumer ensuite un retard concurrentiel. Une fois que les « early adopters » auront prouvé et mesuré les gains des nouvelles technologies réseau pour l’activité, les autres organisations suivront massivement ?
  • Trouver les bonnes compétences. Un autre frein important est le manque de compétences. Les équipes internes se concentrant sur le bon fonctionnement du réseau existant, les entreprises confient le design et l’implémentation à des partenaires. Ces derniers doivent donc développer de fortes compétences sur les nouvelles architectures réseaux pour accompagner leurs clients.

À mesure que ces transformations se concrétiseront, le réseau deviendra une partie pleinement intégré d’une infrastructure IT unifiée, ouverte et flexible. Dans le cas contraire, un décalage profond risque de s’instaurer entre une infrastructure IT virtualisée et dynamique d’un côté et un réseau figé de l’autre, générant des difficultés opérationnelles qui viendront inévitablement nuire à l’activité de la société.

 

Adrian Bridgwater

Adrian Bridgwater

Avec plus de vingt ans d’expérience dans la presse, Adrian est un journaliste spécialisé dans la technologie. Principalement, il rédigeait des analyses des nouvelles technologiques portant sur le développement de l’application logicielle « beat ». Il est présent dans le monde des médias également en tant qu’analyste, évangéliste technologique et consultant en matière de gestion de contenu. Il a passé une grande partie de ces dix dernières années en se concentrant sur l'open source, l'analyse de données et la business intelligence, le cloud, les appareils mobiles et la gestion de données.

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