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Comment le big data a changé la face du sport

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Joueurs, spectateurs ou diffuseurs, l’accès continu à une information ultra-détaillée sur tout ce qui compose et entoure un événement sportif a profondément changé les règles du jeu.

Comment le big data a changé la face du sport

La bonne information au bon moment. Voilà ce qui peut faire la différence entre le succès et l’échec. Et ce constat est particulièrement vrai dans le monde du sport, où les technologies d’analyse big data aident les compétiteurs à prendre une longueur d’avance sur leurs concurrents.

Sur le terrain, les athlètes utilisent la donnée pour s’entraîner plus efficacement. Aux abords, les managers l’exploitent pour faire les meilleurs choix tactiques. En coulisses, la business intelligence transforme la façon dont le sport est commercialisé, produit et promu.

1. Des données pour améliorer les performances

L’époque où ce qu’il se passait sur le terrain restait sur le terrain est révolue. Des spécialistes de la donnée se massent sur les lignes de touche pour collecter quantité d’informations sur l’activité des joueurs, les actions clés, la chronologie du match… Rien n’échappe à leur regard et tout est ensuite passé au peigne fin, décortiqué et analysé dans les moindres détails, dans le but d’améliorer encore et toujours les performances individuelles et collectives. La ligue de football américaine par exemple, examine la vitesse des courses, les passes réussies ou encore le positionnement des joueurs grâce à des capteurs intégrés à l’équipement. Autre exemple dans la première division du championnat anglais de football, l’équipe d’Arsenal s’est dotée d’une équipe d’analystes pour exploiter les images de 8 caméras. Placées tout autour du stade, elles capturent toutes les interactions entre les joueurs de l’équipe.

2. Des wearables pour veiller sur la santé des sportifs

Tous ceux qui pratiquent une activité sportive régulière, qu’ils soient professionnels ou amateurs, seront concernés de près ou de loin pour le développement des technologies wearables. Les athlètes peuvent aujourd’hui utiliser des applications pour tracer leur itinéraire, analyser leur vitesse ou surveiller leur fréquence cardiaque. Des possibilités qui, outre la recherche de performance, se révèlent des alliés précieux pour protéger la santé des sportifs. Car la recherche de la performance peut conduire à des efforts excessifs et à une prise de risque qui peuvent avoir de graves conséquences physiques. Certaines équipes de football américain utilisent des capteurs placés dans le casque des joueurs pour prévenir les risques de commotions cérébrales en cas de chocs violents et répétés à la tête.

“La coupe du monde de football 2014 au Brésil
a été l’événement le plus “twitté” de l’histoire.”

3. Des réseaux sociaux pour capter le ressenti

La coupe du monde de football 2014 au Brésil a été l’événement le plus “twitté” de l’histoire, avec environ 672 millions de messages postés durant le tournoi. Les fans disposent aujourd’hui d’une capacité sans précédent de partager leur joie autant que leur frustration face au déroulement d’une compétition. À travers les médias sociaux, ils peuvent envoyer leurs commentaires aux équipes, avant, pendant et après le match. Les associations sportives peuvent exploiter cette mine d’informations pour revoir l’organisation d’une rencontre ou ajuster les règlements, dans le but d’améliorer la qualité du spectacle proposé.

4. Des statistiques pour une expérience enrichie

L’atmosphère et l’intensité qui peuvent entourer une compétition sportive sont quelque chose d’unique pour tous les amateurs de sport. Mais le big data peut aider les diffuseurs à faire vivre davantage cette expérience aux téléspectateurs qui n’ont pas eu la chance d’obtenir leur billet. Les diffuseurs internationaux comme Sky Sports fournissent des analyses en cours de jeu et après la rencontre pour une grande variété de disciplines. Les téléspectateurs peuvent ainsi percevoir à l’aide de données factuelles l’évolution de la performance d’un athlète, aussi bien, voire mieux, qu’un supporter qui verrait le sportif à quelques mètres de lui.

5. Des yeux par milliers pour ne rien manquer

Même à l’ère du big data, les diffuseurs ne peuvent couvrir chaque angle d’un événement sportif étendu sur plusieurs jours ou plusieurs zones. C’est le cas d’une épreuve comme le tour de France par exemple, où les participants parcourent des centaines de kilomètres de routes durant 3 semaines. Armé de terminaux mobiles connectés, le public peut dans ce cas jouer un nouveau rôle en envoyant des tweets, des vidéos ou des données qui auraient échappé à la vigilance des diffuseurs. Ce ne sont plus quelques caméras qui diffusent l’événement, mais bien des spectateurs par milliers qui peuvent désormais se faire le relai d’un événement. Ce n’est donc plus la donnée qui manque. Reste simplement à savoir la collecter et la traiter pour en faire ressortir toute la valeur.

 

Mark Samuels

Mark Samuels

Mark Samuels est un journaliste d'affaires spécialisé dans les questions liées au leadership informatique. Anciennement rédacteur à CIO Connect et éditeur à Computing, il a travaillé pour de diverses organisations, y compris pour Economist Intelligence Unit, Guardian Government Computing et Times Higher Education. Mark est aussi un contributeur à CloudPro, ZDNetUK, TechRepublic, ITPro, Computer Weekly, CBR, Financial Director, Accountancy Age, Educause, Inform et CIONET. Mark possède une vaste expérience dans l'écriture des articles portant sur la façon de l'utilisation et d'adoption de la technologie dans les affaires par les responsables informatiques.

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Tags: Big Data, Technologie