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Cloud privé : un gage d’efficacité ?

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Il est entendu que les entreprises européennes apprécient les avantages du cloud. Mais comment choisissent-elles entre cloud public et cloud privé ? Et pourquoi sont-elles si nombreuses à opter pour ce dernier ?

Cloud privé : un gage d’efficacité ?

Partout dans le monde, les entreprises utilisent quotidiennement de plus en plus de services hébergés sur le cloud. Elles n’ont que l’embarras du choix, notamment en ce qui concerne les solutions de cloud public, dont les ressources informatiques sont mutualisées et partagées par tous les utilisateurs et les entreprises qui les utilisent. Mais la plupart des sociétés européennes privilégient aujourd’hui des solutions de cloud privé, ou « sur site », qu’elles ont déployé dans leurs propres datacenters en respectant leur propre politique de sécurité et de confidentialité.

On considère généralement qu’il y a plusieurs avantages à utiliser un cloud public : cela permet notamment de gagner en flexibilité et d’éviter des investissements parfois importants. Le cloud privé est pour sa part surtout plébiscité pour des raisons de sécurité, mais aussi lorsque la première préoccupation d’une société consiste à améliorer la productivité de ses collaborateurs.

Avec le « private cloud », l’efficacité business réside dans deux choses : les gains compétitifs liés à l’optimisation des processus métiers et la réduction des coûts de fonctionnement.

1. Réduction des coûts

L’entreprise investit au départ dans ses propres infrastructures serveurs. Mais cela pourrait lui permettre d’obtenir d’autres bénéfices à plus long terme. Dans une enquête publiée en 2015 et menée auprès de grandes entreprises employant jusqu’à 20 000 salariés, le cabinet Forrester détaille les économies susceptibles d’être réalisées en ce qui concerne les équipements, la maintenance, la sécurité et les interruptions de service.

Les gains les plus évidents sont liés à la consolidation et à la virtualisation des serveurs, avec des économies sur les frais de fonctionnement susceptibles d’atteindre 1 291 240 dollars sur une période de trois ans. S’y ajoute, en termes de performances opérationnelles, une réduction de 2 234 000 dollars des dépenses dans le stockage et les équipements réseau. La migration vers le cloud autorise aussi une réduction des frais de personnel de 5 à 10% par an : les tâches de maintenance des serveurs sont de fait moins nombreuses, de même que les pannes et les incidents de sécurité.

Et c’est sans compter les coûts susceptibles d’être induits par les pénalités liées à une non-conformité réglementaire du cloud public. Forrester évalue ces coûts à plusieurs milliers de dollars actuellement et il considère que la note pourrait rapidement dépasser quelques millions sur le Vieux continent, lorsque le Règlement général sur la protection des données aura été transposé dans les droits nationaux.

2. Optimisation des processus

On sait que le déploiement d’une plate-forme cloud est un gage de flexibilité pour l’entreprise, qui peut ainsi plus facilement proposer à ses salariés de travailler à distance ou encourager la collaboration entre services. Mais les économies concrètes susceptibles d’être réalisées sont plus difficiles à quantifier : Forrester table sur des gains de productivité de 4 % une fois le cloud déployé.

L’expérience montre qu’il ne suffit pas de jeter les vieux serveurs et de les remplacer de façon autoritaire par du cloud pour obtenir les résultats escomptés. La migration doit au contraire faire l’objet d’une discussion poussée entre toutes les parties concernées (direction, métiers, techniciens, fournisseurs…). Cette étape est indispensable pour jauger les réactions et vérifier que l’entreprise est prête à accepter les changements technologiques.

 

Max Cooter

Max Cooter

Max est un journaliste indépendant qui s’intéresse à une grande variété de sujets liés à l’informatique. Il a été le rédacteur en chef et le fondateur de Cloud Pro, l'une des premières publications dédiées au cloud. Il a également fondé et écrivait pour Techworld d'IDG après avoir été le rédacteur en chef de Network Week. En tant que journaliste pigiste, il travaillait pour IDG direct, SC Magazine, Computer Weekly, Computer Reseller News, Internet magazine, PC Business World et bien d'autres. Il a également participé à de nombreuses conférences et a été commentateur de la BBC, ITN et de la version online de la chaîne CNBC.

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